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  • : « Des peuples se rendront à la montagne de la maison de l’Éternel en foule, et diront : venez, et montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l’Éternel. » Cette parole du prophète Esaïe soutient l’esprit et la mission de ce blog : enseigner le peuple de Dieu par la parole de Christ.
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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 16:53

Si les méchants croissent comme l'herbe, Si tous ceux qui font le mal fleurissent, C'est pour être anéantis à jamais.

Psaumes 92 : 8

PROCÈS DE NUREMBERG

Craignez pour vous le glaive : les châtiments par le glaive sont terribles. Et sachez qu’il y a un jugement.

Job 19 : 29

Le procès de Nuremberg intenté par les puissances alliées contre 24 des principaux responsables du Troisième Reich, accusés de complotcrimes contre la paixcrimes de guerre et crimes contre l'humanité, se tient du  au  et constitue la première mise en œuvre d'une juridiction pénale internationale.

 

Sur la base de différentes négociations intervenues entre les Alliés, ce procès se déroule sous la juridiction du Tribunal militaire international siégeant à Nuremberg, alors en zone d'occupation américaine. Le tribunal siège en exécution de l'accord de Londres signé le  par les gouvernements des États-Unis d'Amérique, du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, de l'Union des républiques socialistes soviétiques et par le gouvernement provisoire de la République française, afin de juger les dirigeants du Troisième Reich. Quatre chefs d'accusation sont invoqués : complot, crimes contre la paix, crimes de guerre, et crimes contre l'humanité, ce dernier point étant une notion partiellement nouvelle.

 

Le choix des accusés est contraint par l'absence de plusieurs hauts responsables nazis, qui par leur mort ou leur fuite échappent à la mise en accusation. Mis sous le feu des projecteurs par la présence de la presse internationale, le cours du procès est plusieurs fois perturbé par des tensions créées par les avocats des accusés ou les procureurs, voire par l'un des juges. Mais malgré ces difficultés et autres incompatibilités de point de vue qui se manifestent également lors des délibérations, le procès se déroule de manière assez calme, voire lente pour de nombreux observateurs.

 

Il aboutit à la condamnation à mort par pendaison de douze condamnés : Martin Bormann (par contumace), Hans FrankWilhelm FrickHermann Göring (qui se suicide juste avant l'exécution de la sentence), Alfred JodlErnst KaltenbrunnerWilhelm KeitelJoachim von RibbentropAlfred RosenbergFritz SauckelArthur Seyß-Inquart et Julius Streicher. Des peines de prison allant jusqu'à la perpétuité sont prononcées contre Karl DönitzWalther FunkRudolf HessKonstantin von NeurathErich RaederBaldur von Schirach et Albert Speer. Enfin, Hans FritzscheFranz von Papen et Hjalmar Schacht sont acquittés.

 

D'autres procès concernant les faits découverts durant ces audiences ont eu lieu. Suivant cet exemple, une cour similaire, le Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient, est réunie pour juger des crimes commis sur le front du Pacifique. De nombreuses critiques ont été faites qui pointent des problèmes quant à la forme et au fond de la procédure choisie.

 

Le procès de Nuremberg a permis de poser certaines des règles reprises ensuite par les tenants d'une justice internationale et reste dans l’Histoire comme la première mise en application de la condamnation pour crime contre l'humanité.

 

Wikipédia

PROCÈS DE NUREMBERG
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6 décembre 2019 5 06 /12 /décembre /2019 22:02
ALLOCUTION DU DR MUKWEGE À L’OCCASION DU COLLOQUE SUR LE RAPPORT MAPPING

Ce colloque voulu par le prix Nobel de la paix 2018, le Dr. Denis Mukwege et par l’Institut francophone pour la justice et la démocratie,  s’est tenu le lundi 02 décembre 2019, à Paris.  Le Rapport Mapping des Nations Unies sur les droits humains a recensé les violations les plus graves des droits humains et du droit international humanitaire, 617 crimes, commis en République Démocratique du Congo (RDC) entre mars 1993 et juin 2003. La justice n’a jamais été rendue sur ces crimes commis par les armées étrangères et leurs alliés en RD Congo.

 

Allocution du Dr Mukwege à l’occasion du colloque sur le rapport Mapping

 

Mr Le Président de l’Assemblée Nationale, Mesdames et Messieurs les députés, Mr Le Président de l’Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie, Distingués invités, Mesdames, Messieurs,

Il nous a été demandé d’évoquer avec vous « Quelles sont nos attentes suite au rapport Mapping » ?

 

Elles sont grandes et nombreuses, car nous sommes convaincus qu’il n’y aura pas de paix sans la justice en RDC et dans la région des Grands Lacs.

Je tiens d’abord à remercier l’IFJD et tous ceux qui vont apporter leurs expériences et leur expertise durant ce colloque qui a vocation à faire sortir de son placard le rapport Mapping, et à faire sortir les autorités congolaises et la communauté internationale de leur procrastination face à la nécessité d’exploiter tous les outils de la justice transitionnelle en RDC : l’heure n’est plus à l’attente mais à l’action.

 

A l’occasion des 20 ans du massacre commis à Lemera, en octobre 2016, j’étais retourné sur place, à l’hôpital où j’ai commencé ma profession de gynécologue obstétricien, et où 30 de mes patients et membres de mon personnel soignant ont été sauvagement assassinés le 6 octobre 1996.

Cette date restera pour toujours gravée dans ma mémoire et marque le début des atrocités de masse commises au Congo. Les troupes de l’AFDL, qui se présentaient comme des « libérateurs », dirigés par Laurent Désiré Kabila et soutenues par le Rwanda, commencèrent leur marche à travers le pays pour chasser les Hutus et mettre fin à l’ère du Maréchal Mobutu.

20 ans plus tard, j’étais de retour à l’hôpital de Lemera avec Sonia Rolley, journaliste à RFI. Nous cherchions à nous entretenir avec des survivants, des témoins de ce crime de guerre.

Aucune plaque commémorative n’a été érigée, pas même une simple croix pour signaler la fosse commune où les restes humains de mes patients et de mes collègues reposent – probablement pas en paix – sur le flanc de l’Hôpital.

 

Lors de ce voyage à Lemera, j’étais accompagné de la fille d’une victime. C’était la première fois qu’elle retournait sur les lieux du crime où ses parents ont perdu la vie, et son seul souhait était de déposer des gerbes de fleurs sur leur sépulture. Sa déception fut grande de constater qu’aucune trace n’évoquait la vie de ceux qui lui étaient si chers.

Elle m’avait expliqué son incapacité à faire son travail de deuil et confié que dans ses rêves, elle nourrissait toujours l’espoir que ses parents reviendraient…

 

Mesdames, Messieurs,   

 

L’ambiance est lourde dans ce village, où l’on sent directement le poids d’un traumatisme individuel et collectif, mais aussi de la peur. Personne ne semblait vouloir s’exprimer.

Alors que nous étions en passe de reprendre la route pour rejoindre Bukavu, un infirmier s’approcha, et nous dit : « Docteur, on ne peut pas parler, le Commandant de l’armée en poste ici, était l’un des auteurs du massacre à l’Hôpital il y a 20 ans. Si nous parlons, il nous tuera ».

Vingt ans après, la population est profondément terrorisée, l’absence de la libération de la parole et de la vérité empêche toute possibilité de guérison et de renouer avec le fil d’une vie normale.

 

Mesdames, Messieurs,

 

On ne construira pas la paix avec des bourreaux en uniforme qui intimident chaque jour les victimes.

 

Parmi les mesures les plus urgentes préconisées par le rapport Mapping, il y a donc l’assainissement de nos institutions.

 

Après 20 ans de présence de la plus grande mission de maintien de la paix des Nations Unies, si la stabilité n’est toujours pas assurée, si les initiatives de paix sont bloquées, si les massacres continuent dans l’impunité en Ituri, dans les Kivus, ou au Maniema, c’est tout simplement parce que les criminels sont protégés au plus haut niveau de l’Etat et au plus haut niveau de la hiérarchie de nos forces de sécurité et de défense.

 

Une profonde réforme du secteur de la sécurité s’impose en priorité, et constitue un prérequis indispensable à toute effort visant à apporter la paix et la stabilité.

 

Cette réforme devra inclure non seulement la police, l’armée et les services de renseignements mais aussi le secteur de la justice.

 

Cet assainissement est indispensable pour assurer la protection des personnes, des biens et du territoire, et la sécurité tant physique que juridique.

 

Toutes les tentatives de la communauté internationale visant à réformer le secteur de la sécurité ont échoué car les autorités congolaises ont systématiquement fait preuve de mauvaise foi pour maintenir le chaos organisé et leurs privilèges.

 

L’Union Européenne a déployé deux missions d’appui à la réforme du secteur de la sécurité, EUSEC et EUPOL, respectivement pour réformer l’armée et la police. Malgré des moyens conséquents et du personnel qualifié, le manque de volonté politique des autorités de la RDC a voué ces missions à l’échec, pour la simple raison que leurs partenaires au niveau des forces de sécurité et de défense et de leurs Ministères de tutelle étaient eux-mêmes impliqués dans des crimes internationaux.

 

Après des années de formation, de monitorat, de conseils et de projets couteux, toujours pas de loi de programmation pour l’armée congolaise, toujours pas de formation d’un corps d’armée. Les forces de sécurité et de défense sont donc toujours constituées pour protéger les intérêts du régime et de ses protégés, et non la protection de la population, de la loi ou de l’intégrité du territoire.

 

La dernière tentative de la communauté internationale pour instaurer la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs, l’Accord Cadre d’Addis Abeba pour la Paix, la Sécurité et la Coopération de 2013 – qui bénéficiait du soutien de la résolution 2098 du Conseil de la Sécurité autorisant le déploiement d’une Brigade d’Intervention, prévoyait aussi des dispositions visant à appuyer la réforme du secteur de la sécurité et les efforts de lutte contre l’impunité pour mettre fin à la violence et à l’instabilité.

 

Quelle a été la réaction du régime ? Placer des Généraux sous le régime des sanctions des Nations Unies au commandement des FARDC pour empêcher la Brigade d’Intervention de mener à bien son mandat, car la politique de diligence voulue des Nations Unies en matière de droits de l’homme empêche bien évidemment les Casques Bleus de venir en appui à des auteurs présumés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

 

Mesdames, Messieurs,

 

Depuis 20 ans, la justice a été sacrifiée sur l’autel d’une paix qui n’est toujours pas arrivée.

 

Les processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR) et de brassage/mixage ont intégré l’indiscipline dans les forces de sécurité et de défense et jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Le niveau de cruauté a servi de tremplin à des promotions. Les criminels bénéficiant de l’impunité poursuivent donc leurs activités criminelles sans gêne.

 

Ceux qui sont censés protéger la population et le territoire – l’armée, la police, les services de renseignement, constituent en réalité une source de menace pour la population et pour le pays, et sont des acteurs du chaos organisé pour piller les ressources minières et naturelles de l’Est de la RDC.

 

Il faut non seulement désarmer les milices mais aussi leurs esprits.

 

Les recherches en neurosciences ont démontré que les enfants soldats entrainés à violer, à piller et à tuer après un lavage de cerveau gardent une mémoire traumatique qui peut se réveiller à tout moment et qui peut donc les pousser à commettre des actes d’une violence extrême.

 

Ces enfants, qui sont à la fois des bourreaux et des victimes, devaient bénéficier d’une prise en charge psycho-traumatique et sociale pour gérer leur trauma et les rendre moins nuisible pour la société. Leur place n’est pas dans l’armée.

 

Dans le même registre, comment le débat national actuel autour de la question de l’amnistie de membres du M23 peut-il même exister ?

 

D’abord l’amnistie est interdite par le droit international pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ; ensuite comment est-ce que nos responsables ne sont pas capables de retenir les erreurs du passé et veulent encore intégrer des criminels et des personnes souffrant de troubles psychologiques dans nos forces de sécurité ?

 

Mesdames, Messieurs,

 

Un Ministre du gouvernement central, candidat au gouvernorat de la Province du Sud Kivu, s’est publiquement vanté de pouvoir ramener la paix dans la Province avec le concours de sa milice.

 

Comment est-ce possible que de tels propos puissent être exprimés par un soi-disant responsable politique sans que la justice ne mène une enquête sur l’existence et la capacité de nuisance d’un tel groupe armé non étatique ?

 

C’est dans ce contexte d’impunité que des Ministres et des Généraux, mais aussi des dirigeants de la région, continuent d’être les instigateurs des crimes commis par les nombreux groupes armés qui terrorisent l’Est du pays.

 

Et c’est dans ce contexte qu’il y a encore eu plus de 100 morts en moins d’un mois à Beni, sans que la chaine de commandement ne puisse être clairement établie.

 

Nous le disons haut et fort : c’est assez ! La paix maintenant !

 

Mesdames, Messieurs,

 

Le temps est venu de briser le cycle de l’impunité qui gangrène tous les efforts de consolidation de la paix et de la société.

 

Il faut d’abord et avant tout assainir nos institutions et mettre à l’écart de leur position de pouvoir tous les agents de l’Etat, en particulier ceux de l’armée, des services de sécurité, de la police, des services de renseignements et du corps judiciaire, qui ont été impliqués personnellement dans des violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire, mais aussi impliqués dans des activités de corruption à grande échelle.

 

Cet assainissement est un préalable indispensable à tout effort visant à instaurer la paix et l’état de droit en RDC, et contribuera à prévenir la répétition des violations des droits de l’homme. Ensuite, il faut poursuivre et juger les auteurs des crimes les plus graves. Ils sont listés dans le rapport Mapping mais la liste des auteurs présumés a été expurgée du rapport à la demande et sous la pression de certains Etats impliqués dans ces crimes.

 

Parmi les 617 crimes répertoriés par les Nations Unies qui, rappelons-le, sont imprescriptibles, il y a des femmes qui ont été enterrées vivantes après avoir été empalées, des croyants qui cherchaient refuge dans des Eglises et qui ont été calcinés, et des malades assassinés sur leur lit d’hôpital. Ces crimes ne peuvent être ni oubliés ni rester impunis.

 

En l’absence de volonté et de capacité de la justice congolaise, le rapport préconise l’établissement d’un Tribunal Pénal International Pénal pour le Congo et/ou de Chambres spécialisées mixtes.

 

Nous appelons de nos vœux la mise en œuvre de cette recommandation et pensons que la compétence d’une telle juridiction ne devra pas se limiter aux crimes commis de 1993 à 2003 mais devrait s’étendre jusqu’à aujourd’hui.

 

En parallèle, nous appelons la RDC et les Etats de la région des grands Lacs à poursuivre et à renforcer leur collaboration avec la Cour Pénale Internationale pour les crimes commis après l’entrée en vigueur du Statut de Rome, et nous exhortons les Chefs d’Etats du monde entier à arrêter d’accueillir des criminels sur des tapis rouges, et à mettre en œuvre des lois de compétence universelle, afin de juger ou d’extrader tous les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de crimes de génocide.

 

Mesdames, Messieurs,

 

Face aux exactions massives commises en RDC, il faudra aussi affronter notre passé, dire la vérité et établir les responsabilités des acteurs étatiques et non étatiques pour éviter la répétition de nouveaux conflits et contribuer à la réconciliation, au sein du pays et dans la région.

 

Vu la dimension régionale du conflit et la multitude d’acteurs impliqués, qui constituent autant de défis à l’administration de la justice en l’absence d’une franche coopération des Etats et des acteurs concernés, nous appelons donc à l’instauration d’un mécanisme non judiciaire d’établissement des faits, sous la forme d’une Commission de la Vérité, pour déterminer les responsabilités institutionnelles, politiques, militaires de tous les acteurs impliqués dans la commission des crimes de masse en RDC depuis 25 ans, y compris les multinationales.

 

Mesdames, Messieurs,

 

Dans un pays où chaque famille a été endeuillée, où chacun a été confronté directement ou indirectement à des actes d’une violence extrême, le nombre de victimes est énorme et pose la question des réparations.

 

Ainsi nous appelons les autorités congolaises à mobiliser des ressources et une réelle volonté politique pour initier des programmes et des projets de réparation, individuels et collectifs, matériels et symboliques, en vue de contribuer à la réhabilitation des communautés affectées par la violence, faciliter leur réinsertion dans la société et promouvoir la réconciliation.

 

Le gouvernement actuel à Kinshasa doit se forger une légitimité et prouver qu’il peut apporter le changement. Nous l‘invitons donc à gagner cette légitimité en accompagnant le pays et les générations futures sur le chemin de la paix ; ce chemin existe et il passera par la justice, la vérité, des réparations et des réformes ambitieuses et profondes.

 

Mesdames, Messieurs,

 

J’espère que pour les commémorations des 25 ans du massacre commis à Lemera, je retrouverai sur place une communauté apaisée, dont la souffrance aura été reconnue, dont les morts bénéficieront d’une sépulture digne, et dont les bourreaux auront enfin été jugés pour leurs crimes.

 

Je gage qu’ensemble, nous y parviendrons !

 

https://fondationpanzirdc.org/allocution-du-dr-mukwege-a-loccasion-du-colloque-sur-le-rapport-mapping/

 

 

 

ALLOCUTION DU DR MUKWEGE À L’OCCASION DU COLLOQUE SUR LE RAPPORT MAPPING
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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 16:20
EBOLA : DEUX MALADES GUÉRIS À GOMA

 

Deux malades d’Ebola, pris en charge depuis près de deux semaines dans le Centre de traitement d’Ebola (CTE) de Goma ont été déclarés guéris. Ils ont regagné leurs domiciles mardi 13 août.

Les responsables de la riposte ont fait remarquer que c’est grâce au travail de la surveillance et toute la chaîne de la riposte, que la prise en charge de ces deux malades a réussi, alors que les équipes de riposte ont su identifier et vacciner tous leurs contacts, jusqu’à ce qu’aujourd’hui il n’y a pas un seul cas supplémentaire de maladie.

Pour le docteur Muyembe, la guérison de ces malades est un message à toute la population de Goma et d’ailleurs, qu’Ebola est dangereuse mais aussi guérissable, pourvu que toute la population se mobilise.

« Ces cas ont été détectés très rapidement. Le mari a été contaminé, il a fait dix jours à domicile et sa femme et son fils ont été contaminés et tout de suite les équipes de riposte ont donc détecté ces cas, les ont conduits ici au centre de traitement. Nous avons donné le traitement nécessaire qui est efficace et voilà en peu de temps les deux sont guéris. Ebola tue vite et Ebola guérit vite. C’est ça le message. Nous allons également protéger la ville de Goma par une surveillance aux portes d’entrée. Les gens qui viennent de Beni, de Butembo doivent faire l’objet d’examens minutieux », a promis le Dr Jean-Jacques Muyembe.

Après la cérémonie, l’équipe de riposte et ses partenaires ont accompagné les ex-malades dans leur communauté, au quartier Kiziba, chefferie de Munigi, où ils ont profité de l’occasion pour sensibiliser toute la population de ce coin.

« Que le seigneur soit loué, je remercie beaucoup le seigneur. J’étais malade d’Ebola avec mon enfant, mais Dieu vient de me guérir. Mes frères, il ne faut pas douter. Ebola existe », a lancé la personne guérie, l’épouse du deuxième malade d’Ebola qui avait été enregistré dans la ville de Goma. Aucun autre cas n’a été détecté depuis lors.

 

Radio Okapi

 

Vidéos :

The Story of Ebola: French

The Story of Ebola : Lingala

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12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 14:45

So continuing daily with one accord in the temple, and breaking bread from house to house, they ate their food with gladness and simplicity of heart, praising God and having favor with all the people. And the Lord added on the church daily those who were being saved (Act2.46-47).

Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l'Église ceux qui étaient sauvés( Actes2.46-47).


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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 15:21
LES INÉGALITÉS EN MATIÈRE D’ACCÈS AUX SERVICES DE SANTÉ SONT À L’ORIGINE DE L’ÉCART DE L’ESPÉRANCE DE VIE : ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ

 

 

 

  • Lorsque les femmes ont accès aux services de santé, les décès maternels diminuent, ce qui augmente l'espérance de vie des femmes.
  • Dans bien des cas, les hommes ont moins souvent accès aux soins de santé que les femmes.
  • Les hommes encourent un bien plus grand risque de décès dus à des maladies non transmissibles évitables et traitables ou à des accidents de la route.
  • Il existe un écart d'espérance de vie de 18,1 ans entre les pays les plus pauvres et les plus riches.

Les femmes vivent plus longtemps que les hommes dans le monde entier, en particulier dans les pays riches. Les Statistiques sanitaires mondiales 2019 - ventilées par sexe pour la première fois - expliquent ce constat.

«Il est essentiel de ventiler les données par âge, par sexe et par groupe de revenu pour comprendre qui sont les personnes laissées de côté et pour quelles raisons», a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'OMS.

«Derrière chaque chiffre figurant dans les Statistiques sanitaires mondiales se cache une personne, une famille, une communauté ou une nation. Notre tâche consiste à utiliser ces données pour prendre des décisions stratégiques fondées sur des bases factuelles qui nous rapprocheront d'un monde en meilleure santé, plus sûr et plus juste pour tous.»

L'écart d'espérance de vie entre les hommes et les femmes est le plus faible lorsque les femmes n'ont pas accès aux services de santé. Dans les pays à revenu faible, où les services sont plus rares, 1 femme sur 41 meurt d'une cause liée à la maternité, contre 1 sur 3 300 dans les pays à revenu élevé. Dans plus de 90% des pays à revenu faible, on compte moins de 4 personnels infirmier ou obstétrical pour 1 000 habitants.

Les attitudes à l'égard des soins de santé diffèrent. En effet, lorsque les hommes et les femmes sont confrontés à la même maladie, on constate souvent que les hommes ont moins recours aux services de soins de santé que les femmes. Dans les pays où l'épidémie de VIH est généralisée, par exemple, les hommes sont moins enclins que les femmes à effectuer un test de dépistage du VIH, ils sont moins susceptibles d'avoir accès aux traitements antirétroviraux et ils ont une probabilité plus grande de décès dus à des maladies associées au sida que les femmes. De même, les hommes atteints de tuberculose semblent moins susceptibles de consulter un médecin que les femmes atteintes de tuberculose.

 Le rapport souligne également la différence qui existe entre les causes de décès chez les hommes et chez les femmes - certaines sont biologiques, d'autres sont influencées par des facteurs environnementaux et sociétaux et d'autres par la disponibilité des services de santé et le recours à ceux-ci.

Sur les 40 principales causes de décès, 33 causes contribuent davantage à réduire l'espérance de vie des hommes que celle des femmes. En 2016, la probabilité qu'une personne âgée de 30 ans décède d'une maladie non transmissible avant l'âge de 70 ans était supérieure de 44% chez les hommes par rapport aux femmes.

Les taux mondiaux de mortalité par suicide étaient supérieurs de 75% chez les hommes par rapport aux femmes en 2016. Les taux de mortalité par accidents de la route sont plus de deux fois plus élevés chez les hommes que chez les femmes à partir de 15 ans, et les taux de mortalité imputables à des homicides sont quatre fois plus élevés chez les hommes que chez les femmes.

Publiées à l'occasion de la Journée mondiale de la Santé le 7 avril, qui est consacrée cette année aux soins de santé primaires comme le fondement de la couverture sanitaire universelle, les nouvelles statistiques de l'OMS soulignent la nécessité d'améliorer l'accès aux soins de santé primaires dans le monde et d'augmenter l'utilisation de ces services.

«L'un des objectifs du triple milliard de l'OMS est de faire en sorte qu'un milliard de personnes supplémentaires bénéficient de la couverture sanitaire universelle d'ici 2023», a déclaré le Dr Tedros. «Cela signifie qu'il faut améliorer l'accès aux services, en particulier au niveau communautaire, et veiller à ce que ces services soient accessibles, abordables et efficaces pour tous - quel que soit le sexe.»

«Ces statistiques soulignent la nécessité d’accorder d’urgence la priorité aux soins de santé primaires en vue de la prise en charge efficace des maladies non transmissibles et de la réduction des facteurs de risque», a déclaré la Dre Samira Asma, Sous-Directrice générale de l'OMS, Données, analyse et mise en œuvre. «Par exemple, une action aussi simple que le fait de limiter la tension artérielle ne se produit tout simplement pas à l'échelle nécessaire et le tabagisme demeure une cause majeure de décès prématuré.» 

Amélioration de l’espérance de vie depuis 2000

Entre 2000 et 2016, l'espérance de vie mondiale à la naissance a augmenté de 5,5 ans, passant de 66,5 à 72,0 ans. L'espérance de vie en bonne santé à la naissance - le nombre d'années en pleine santé qu'une personne peut s'attendre à vivre - est passée de 58,5 ans en 2000 à 63,3 ans en 2016.

Le revenu influe fortement sur l'espérance de vie. Dans les pays à revenu faible, l'espérance de vie est inférieure de 18,1 ans à celle des pays à revenu élevé. Un enfant sur 14 né dans un pays à revenu faible décèdera avant son cinquième anniversaire.

Pour la première fois cette année, les Statistiques sanitaires mondiales de l'OMS ont été ventilées par sexe. Cette nouvelle analyse a permis de mieux comprendre la santé et les besoins des populations du monde entier. Toutefois, de nombreux pays ont encore des difficultés à fournir des informations ventilées par sexe.

«Les efforts visant à combler les lacunes en matière de données s'accéléreront et sont indispensables pour combler les écarts entre les genres», a déclaré le Dr Richard Cibulskis, auteur principal du rapport. «La collecte, l'analyse et l'utilisation de données ventilées de bonne qualité sont essentielles pour améliorer la santé et le bien-être des populations. La politique sanitaire et les pratiques en matière de santé doivent s'appuyer sur des données solides et fiables, produites dans les pays.»

 

Source: OMS

 

 

 

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 23:28

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 23:02
RDC : L’ÉGLISE DU CHRIST INTERPELLE TSHISEKEDI SUR LA MORALITÉ EN POLITIQUE (RFI)

L’Eglise du Christ au Congo (ECC), la plus grande organisation protestante de République démocratique du Congo, qui s’était déjà illustrée dans les dénonciations des allégations de corruption dans les assemblées provinciales, a interpellé mercredi 27 février Félix Tshisekedi sur la moralité des prochains ministres.

L’Eglise du Christ au Congo (ECC) continue sa campagne dite de « moralisation de l’espace politique ». En perspective de la formation du nouveau gouvernement, elle interpelle le président Félix Tshisekedi sur la qualité du personnel politique qui devra composer la nouvelle équipe dirigeante.

« Aux acteurs politiques de s’en tenir à la rigueur du critérium de moralité, éviter les personnes qui se sont rendues coupables de viol sur les mineurs, harcèlement sexuel, détournement des deniers publics, délits d’initié », a déclaré le pasteur Eric Nsenga Nshimba, porte-parole de l’ECC.

« Un code de bonne conduite »

Pour sa part, la veille, Félix Tshisekedi en visite en Namibie, avait annoncé le début des tractations pour la composition de cette équipe gouvernementale. Et il en a profité pour prévenir les futurs ministres : « Je proposerai un code de bonne conduite à nos partenaires pour que nous marchions ensemble en respectant les règles établies. »

Pour matérialiser son engagement dans cette lutte pour la moralisation de l’espace politique, l’Eglise du Christ au Congo annonce la tenue prochaine d’une grande concertation des organisations de la société civile dont les confessions religieuses dans le but « de créer une dynamique interne susceptible de canaliser et d’accompagner l’action politique en RDC ».

 

Par RFI

 

 

 

 

Nous avons joint à cet article de RFI un extrait de la déclaration de Lausanne sur la responsabilité sociale du Chrétien (Voir ci-dessous).

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RESPONSABILITÉ SOCIALE DU CHRÉTIEN (LA DÉCLARATION DE LAUSANNE)

RESPONSABILITÉ SOCIALE DU CHRÉTIEN (LA DÉCLARATION DE LAUSANNE)

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 20:29

La justice élève une nation, Mais le péché est la honte des peuples.

Proverbes 14: 34

RDC : LES ETATS-UNIS ÉVOQUENT LE RECOMPTAGE DES VOIX (LA LIBRE AFRIQUE)

 

Comme bien d’autres, le ministère des Affaires étrangères américain (department of State) a pris note, dans son communiqué, de l’annonce des résultats de la présidentielle en RDC.

 

Il a surtout tenu à souligner le courage, la patience et la détermination du peuple congolais.

 

Sa patience vis-à-vis de l’organisation de ce scrutin qui s’est finalement déroulé avec deux ans de retard mais aussi sa détermination et son courage le jour même du scrutin suite aux problèmes d’organisation, aux soucis techniques, au matériel électoral manquant,… Le Département d’Etat salue aussi la détermination des gens de Beni et Butembo, empêchés de voter mais qui ont tout mis en oeuvre eux-mêmes pour exprimer leur voix.

 

Enfin, un petit mot pour féliciter Joseph Kabila pour avoir accepté de respecter la Constitution et de céder pacifiquement son siège présidentiel.

 

La Ceni n’est pas oublié. Le départment d’Etat salue la publication des résultats provisoires mais il ajoute immédiatement : « nous attendons des éclaircissements sur les questions soulevées concernant le décompte électoral. »  Avant de poursuivre en expliquant : « Les États-Unis notent que les parties prenantes ont la possibilité de demander une révision des résultats provisoires annoncés afin de s’assurer qu’ils reflètent la volonté du peuple congolais exprimée dans l’urne ». 

 

Washington montre la voie à suivre pour tenter d’obtenir la vérité sur ce vote et tenter d’éviter toute flambée de violence. La première journée post-élection a déjà été marquée par des affrontements dans certaines villes, dont Kikwit où l’on déplore déjà au moins 16 morts dont quatre policiers.

 

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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 06:42

Et, parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira.

Matthieu 24: 12

Comme un lion rugissant et un ours affamé, Ainsi est le méchant qui domine sur un peuple pauvre.

Un prince sans intelligence multiplie les actes d'oppression, Mais celui qui est ennemi de la cupidité prolonge ses jours.

Proverbes 28:15-16

"Ce ne sont pas seulement les auteurs de violences qui sont responsables de leurs crimes, mais aussi ceux qui choisissent de détourner le regard", a affirmé le médecin congolais Denis Mukwege, après avoir reçu le prix Nobel de la paix à Oslo lundi.

 

"Bébés, filles, jeunes femmes, mères, grands-mères, et aussi les hommes et les garçons, violés de façon cruelle, souvent en public et en collectif, en insérant du plastique brûlant ou en introduisant des objets contondants dans leurs parties génitales." Le Congolais Denis Mukwege, qui a reçu le prix Nobel de la Paix lundi 10 décembre à Oslo, a interpellé la communauté internationale et réclamé la fin de l'impunité pour les auteurs de violences sexuelles en temps de guerre.

 

Le gynécologue de 63 ans recevait le prix aux côtés de l'Irakienne de 25 ans Nadia Murad , ex-esclave des jihadistes devenue porte-drapeau de sa minorité. La présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen, a salué "deux des voix les plus puissantes au monde aujourd'hui" contre l'oppression des femmes.

 

Surnommé "l'homme qui répare les femmes", le médecin soigne depuis deux décennies les victimes de violences sexuelles dans son hôpital de Panzi, dans l'est de la République démocratique du Congo (RD Congo), région déchirée par des violences chroniques.

 

"Ce ne sont pas seulement les auteurs de violences qui sont responsables de leurs crimes, mais aussi ceux qui choisissent de détourner le regard", a affirmé Denis Mukwege dans sa prise de parole de remerciement. "S'il faut faire la guerre, c'est la guerre contre l'indifférence qui ronge nos sociétés."

 

Denis Mukwege a aussi déploré que le sort de la population congolaise passe au second plan derrière l'exploitation sauvage des matières premières. "Mon pays est systématiquement pillé avec la complicité des gens qui prétendent être nos dirigeants", a-t-il affirmé. "Pillé aux dépens de millions d'hommes, de femmes et d'enfants innocents abandonnés dans une misère extrême, tandis que les bénéfices de nos minerais finissent sur les comptes opaques d'une oligarchie prédatrice." Dans des propos aux accents politiques à l'approche d'élections prévues le 23 décembre en RD Congo, ce critique du régime du président Joseph Kabila a dit voir "les conséquences déchirantes de la mauvaise gouvernance".

 

 

FRANCE 24-AFP

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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 16:11

Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, Protégez l'opprimé; Faites droit à l'orphelin, Défendez la veuve.

Esaïe 1 : 17

Credit photo : Bonijol Sebastien, RFI

Credit photo : Bonijol Sebastien, RFI

Le prix Nobel de la paix 2018 a été décerné, ce vendredi, à deux lauréats : le gynécologue congolais Denis Mukwege et l'activiste yézidie Nadia Mourad. Ils sont récompensés pour leur combat contre les viols de guerre. Une cause que sert Denis Mukwege depuis de nombreuses années.

Ce prix Nobel de la paix tant attendu vient consacrer une vingtaine d'années passées à soigner, opérer, réparer inlassablement des femmes violées et mutilées dans la province du Sud-Kivu en RDC. Le docteur Denis Mukwege, « l'homme qui répare les femmes », comme on l'appelle, est né il y a 63 ans dans cette province de l'est du pays à Bukavu tout près de la frontière avec le Rwanda. Il fait ses études de médecine au Burundi puis en France et en Belgique.

Une fois son diplôme de gynécologue en poche, il décide de revenir travailler dans son pays. Mais la guerre est déjà là. Il y a 22 ans, le 6 octobre 1996, il est alors directeur de l'hôpital de Lemera une petite localité du Sud-Kivu. Un jour, son établissement est attaqué et brutalement détruit. Plusieurs malades et infirmiers sont assassinés, des civils sont massacrés. Denis Mukwege parvient à s'échapper et à fuir, extrêmement choqué, au Kenya. Il n'y a jamais eu de massacres de ce type au Congo. C’est en fait le premier grand crime de la première guerre au Congo, lorsque la rébellion de Kabila père entre dans l’ancien Zaïre depuis le Rwanda pour renverser Mobutu. Il revient au pays trois ans plus tard avec au départ le projet de créer une maternité.

Plus de 40 000 femmes soignées

On peut dire que le combat du Dr Mukwege démarre un jour de 1999. Ce jour-là, une Congolaise débarque dans son cabinet le regard éteint. Son sexe est une blessure béante, elle a été violée sauvagement par dix hommes. Puis c’est une autre femme qui arrive et encore des dizaines les jours suivants. Chaque fois le corps déchiqueté. Viols méthodiques, tirs au niveau de l'appareil génital, introduction d'objets et d'armes, femmes de villages entiers violées en une nuit.

Les viols de masse se répandent à tout l’est de la République démocratique du Congo. Il s’agit vraiment du viol comme arme de guerre dans cette région en conflit depuis 20 ans avec une multitude de groupes armés. Toutes les femmes le disent, il ne s’agit plus d’un viol pour assouvir un plaisir, mais d’une volonté de détruire, d’humilier la femme, sa famille, sa communauté. Un phénomène qui touche de jeunes enfants qui ont parfois tout juste quatre ou cinq ans.

le Dr Mukwege découvre une pathologie nouvelle qui va profondément marquer le restant de sa carrière : la destruction volontaire des organes génitaux des femmes. Il décide d’en faire son combat et fonde son hôpital dans le Sud-Kivu, l’hôpital de Panzi. Et il est le premier à alerter le monde sur la barbarie sexuelle dont les femmes sont victimes dans l'est. Pourtant son message a du mal à passer en RDC. Le pays commence à peine à lutter contre l’impunité dans les affaires de violences sexuelles. Sa vie a d'ailleurs plusieurs fois été menacée. Les Congolaises, elles, osent encore trop peu porter plainte.

Aujourd’hui, l’hôpital de Panzi, c’est un établissement de référence, l’un des rares dans la région des Grands Lacs, spécialisé dans la réparation vaginale. Depuis 1999, il a soigné plus de 40 000 femmes mutilées. Un travail à la mesure de l’horreur à laquelle il est confronté au quotidien. En effet, on estime qu’un demi-million de femmes ont été violées en République démocratique du Congo ces quinze dernières années. Selon le gouvernement, 40 viols par jour ont lieu dans l'est du pays. Un chiffre sous-estimé pour beaucoup.

 

 
 

Ouvre ta bouche, juge avec justice, Et défends le malheureux et l'indigent.

Proverbes 31 : 9

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