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  • : « Des peuples se rendront à la montagne de la maison de l’Éternel en foule, et diront : venez, et montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l’Éternel. » Cette parole du prophète Esaïe soutient l’esprit et la mission de ce blog : enseigner le peuple de Dieu par la parole de Christ.
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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 20:10
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 16:41

 

 

L'Angola condamne «la violence récurrente» en République démocratique du Congo et appelle la classe politique, réunie en ce moment autour de l'Eglise catholique, à «préserver la paix», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Georges Chikoti, lors de son discours de fin d’année vendredi 23 décembre. Une autre information circulait également : les militaires angolais présents en RDC ont quitté le pays. S'agit-il de pressions sur le gouvernement congolais ?

Ces militaires angolais étaient en RDC pour former les forces de sécurité. Une coopération de longue date destinée principalement à la garde républicaine et à la police, deux corps particulièrement épinglés dans les événements de ces derniers jours.

Selon une source diplomatique angolaise, ces militaires seraient tous partis en permission, sans pour autant être relevés. « Ils ont plié bagage et sont partis avec tout », assure un officiel du Bas-Congo où étaient déployés ces formateurs.

Pour d'autres sources diplomatiques, il s'agit bien d'un repositionnement de l'Angola pour démontrer sa neutralité. « Un signal clair de la condamnation de la violence récurrente », commente un diplomate occidental, qui estime que cette décision, vu l'importance historique de l'Angola pour le président Kabila, peut peser.

Fin octobre, le président Dos Santos semblait davantage en phase avec Joseph Kabila venu à Luanda recevoir les félicitations de ses pairs de la région pour l'accord politique obtenu au terme du dialogue avec une partie de l'opposition. Entre-temps, de nouvelles discussions politiques se sont engagées sous l'égide des évêques catholiques. Le pays a été confronté à de nouvelles violences meurtrières et à des arrestations massives. L'Angola s'est impliqué pour un règlement pacifique de la crise congolaise et n'a jamais caché son inquiétude face à une escalade qui aurait des conséquences sur tous les voisins de la RDC.

http://www.rfi.fr/afrique/20161224-troupes-militaires-angolaises-retirent-rdc-pression

 

 

 

 

 

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 15:54

 

La situation était particulièrement tendue lundi matin à Bangui où une journée ville morte était organisée pour réclamer le départ de la Minusca. Explications.

La journée ville morte était organisée lundi 24 octobre à l’appel du groupe de travail de la société civile pour demander le départ de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca). Dès minuit, des barricades avaient été positionnées à de nombreux carrefours de Bangui. Les routes menant à l’aéroport et au siège des Nations unies étaient notamment bloquées, tandis qu’une manifestation était également organisée dans le centre-ville.

Les premières tensions ont été signalées vers 5h30 du matin. Des patrouilles de l’ONU ont été prises pour cibles – caillassages et tirs – alors qu’elles tentaient d’enlever les barricades. La Minusca aurait répliqué à balles réelles.

Aucun bilan officiel n’était disponible en début d’après midi mais plusieurs sources évoquent la mort de quatre à six personnes et plusieurs blessés.

La société civile avait lancé une pétition depuis six jours pour réclamer le retrait des forces onusiennes, accusées de passivité face aux violences dans le pays. Si l’appel se voulait pacifique, il semble que certaines personnalités politico-militaires aient profité de la situation.

Provocations

« Des jeunes armés placés en retrait derrière les barricades ont provoqué la Minusca pour la forcer à riposter », explique une source sécuritaire.

Depuis le début du mois d’octobre, la Centrafrique est frappée par un regain de violences, à Bangui comme en province. Celles-ci ont entraîné la mort de plusieurs dizaines de civils.

 

Vincent Duhem

 

http://www.jeuneafrique.com/367880/politique/centrafrique-plusieurs-morts-a-bangui-apres-manifestations/?utm_source=Facebook&utm_medium=Articles&utm_campaign=PostFB_24102016

 

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 23:57

Mossack Fonseca a aidé plusieurs personnalités africaines à domicilier des sociétés dans des paradis fiscaux.

Figurent dans les documents les noms de fils d'anciens chefs d'Etat africains ou encore en fonction.

Apparaît notamment celui de John Addo Kufuor, fils de l'ex-président ghanéen John Agyekum Kufor qui a dirigé le Ghana de 2001 à 2009. John Addo Kufuor, qui évolue dans l'industrie de l'hôtellerie, aurait profité de la position de son père pour obtenir des contrats avec le gouvernement, ce que le concerné a toujours nié.

Même chose pour Kojo Annan, fils de l'ancien Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan. Kojo Annan avait déjà été soupçonné d'implication dans le programme de l'ONU « Pétrole contre nourriture » en Irak, avant d'être blanchi en 2005 par le rapport d’un panel indépendant.

Les 11,5 millions de fichiers provenant des archives de Mossack Fonseca révèlent également que la députée Jeanette Kabila, sœur du président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila détiendrait un compte offshore.

Le numéro deux de la Cour suprême kényane mise en cause dans cette enquête a rejeté toute malversation. Kalpana Rawal a déclaré que l'enregistrement et la domiciliation des entreprises dans des paradis fiscaux est une «pratique d'entreprise parfaitement légale et légitime au Royaume-Uni », où sa famille menait des activités était dans le secteur de l'immobilier.

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 16:55
Laisser la RDC sans TPI «serait une discrimination à l'égard de la femme congolaise»(RFI)

Par Habibou Hangré

Dans une déclaration, cinquante-deux personnalités féminines tirent la sonnette d'alarme concernant la condition des femmes dans la région des Grands Lacs et plaident pour l’ouverture d’un Tribunal pénal international pour la République démocratique du Congo. Les signataires estiment que l’ouverture d’un TPI est l’une des clés pour mettre fin à l’impunité et pacifier la region.

« Une solution incontournable pour la paix et la justice dans la région des Grands Lacs ». Cinquante-deux personnalités féminines plaident pour la création d’un Tribunal pénal international (TPI) afin de juger les crimes commis entre 1993 et 2003 en République démocratique du Congo. Cette décennie est celle étudiée dans le rapport Mapping de l’ONU, publié en 2010, qui documente 617 exactions sur plus de 550 pages. Il s’agit d’un échantillon. En réalité, « des dizaines de milliers de personnes ont été tuées, de nombreuses autres ont été violées et mutilées, par des groupes armés congolais et des forces militaires étrangères », résume le site du centre d’information de l’ONU.

Dans une déclaration, les 52 signataires – dont les anciennes ministres françaises Rama Yade et Roselyne Bachelot, des chercheuses émérites et l’ex-otage franco-colombienne Ingrid Bétancourt – demandent à l’ONU « de mettre en place, sans atermoiement, un Tribunal pénal international pour la RDC, chargé de poursuivre tous les crimes répertoriés dans le "rapport mapping" ». Elles estiment que cette nouvelle juridiction devrait s’ouvrir quand le TPI pour le Rwanda (TPIR) aura terminé ses travaux, fin 2014. Le TPIR, basé à Arusha, en Tanzanie, juge actuellement les personnes accusées de participation au génocide des Tutsis par les Hutus en 1994 au Rwanda – un génocide qui a fait 800 000 morts, selon l’ONU.

« Le TPI a changé la donne au Rwanda, il a changé la donne en ex-Yougoslavie, il n’y a pas de raison qu’il ne change pas la donne au Congo », a déclaré à RFI l’avocat congolais Hamuly Réty, ancien président de l'association des avocats du TPI pour le Rwanda et l’un des Congolais à l’origine de la déclaration, assortie d’une pétition en ligne (change.org/fr). « On ne va pas nous dire aujourd’hui que depuis 1995 il y a eu des cas de viols tels qu’on les a constatés au Rwanda en 1994. Au Rwanda on n’en parle plus, au Congo, on en parle et on en parlera tant que les viols comme arme de guerre constituent un élément de conquête de pouvoir. Et dès le moment que ça constitue un élément de conquête de pouvoir, ces viols vont continuer à être perpétrés. On ne peut arrêter quand même une stratégie qui gagne ! »

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 22:06

 

Le Rapport sur le développement humain, « L’essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié », examine le changement profond de la dynamique mondiale guidée par les puissances rapidement émergentes du monde en développement et les conséquences importantes de ce phénomène pour le développement humain.

 

La Chine a déjà dépassé le Japon en tant que deuxième plus grande puissance économique, en faisant sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté par la même occasion. L’Inde est activement en train de redéfinir son avenir avec une nouvelle créativité au niveau de la création d’entreprises et des innovations en matière de politique sociale. Le Brésil est devenu un moteur essentiel de la croissance pour l’ensemble de l’Amérique du Sud, tout en réduisant les inégalités grâce à des programmes anti-pauvreté efficaces qui sont copiés dans le monde entier.

 

La Turquie, la Thaïlande, l’Afrique du Sud, le Mexique, l’Indonésie et beaucoup d’autres nations en développement dynamiques sont également devenues des acteurs clés sur la scène mondiale, offrant des leçons importantes en matière de politiques et des partenariats de valeur pour le Sud mondial dans son ensemble, y compris de la part des pays les moins développés d’aujourd’hui.

http://hdr.undp.org/fr/rapports/mondial/rdh2013/

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 16:37

 

La Chine devrait devenir la première puissance économique du monde dès 2016 et, à plus long terme, la deuxième place devrait être occupée par l'Inde. C'est la conclusion à laquelle est parvenue l'OCDE dans une étude sur la croissance mondiale à l'horizon 2060.

 

Dès 2016, la Chine devrait dépasser les États-Unis avec le plus fort PIB mondial et, selon le nouveau modèle de l'OCDE, la Chine aura même dépassé la zone euro dès cette année.

 

Derrière la Chine se profile l'Inde, qui devrait devenir numéro deux mondial dans une vingtaine d'années, en raison notamment du recul de l'Europe et du Japon, qui connaissent un vieillissement accéléré de la population, et qui seront également supplantés à terme par l'Indonésie et le Brésil.

 

Bientôt la Chine et l'Inde pèseront davantage, à elles deux, que l'ensemble des économies du G7.

 

Toutefois, la hiérarchie est bouleversée quand on prend en compte le niveau de vie par habitant. D'ici 2060, chaque Chinois et chaque Indien devrait voir son revenu multiplié par sept. Mais le niveau de vie d'un Chinois, en dépit de ce progrès remarquable, ne représentera encore que 60% du niveau de vie des pays les plus riches. Et, pour un Indien, ce sera seulement 25% du niveau de vie atteint dans les pays les plus avancés qui, dans cette période, auront doublé le revenu par habitant.

 

 

 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 16:54

  Kinshasa, le 12 décembre 2011 - (D.I.A.) - Au cours de la conférence de presse qu’il a tenu ce lundi 12 décembre 2011 au Centre catholique Lindonge, le Cardinal Laurent Monsengwo, Archevêque de Kinshasa, estime que l’analyse des résultats de l’élection présidentielle qui ont été publiés le 9 décembre 2011 ne sont pas conformes à la vérité ni à la justice. Cependant, le prélat appel les contestataires d’interjeter appel auprès de la Cour Suprême de Justice à qui, il demande de se sentir interpeller par le peuple congolais et de dire le droit. Ci-dessous, l’intégralité de cette déclaration.

DECLARATION DU CARDINAL L. MONSENGWO PASINYA
SUR LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES EN RDC

Mesdames et Messieurs de la Presse,

1. Dimanche 4 décembre 2011, la CENCO dans une conférence de presse et moi-même à
l'Eglise Sainte Anne avons dans un appel demandé à la CENI que soit proclamée
impérativement la vérité des urnes.

2. A cet effet, comme souhaité par le peuple, la CENCO a publié les conclusions de son
observation et de plusieurs observateurs nationaux et internationaux. Toutes ces observations
posent sérieusement une question de crédibilité de cette élection, comme vient de l'attester le
rapport du centre Carter.

3. A l'analyse des résultats rendus publics par la CENI ce vendredi 9 décembre 2011, il y a
lieu réellement de conclure que ces résultats ne, sont pas conformes à la vérité ni à la
justice. Comment, par exemple, comprendre que le 6 décembre, Monsieur TSHISEKEDI qui
avait 5 927 728 voix sur 17 329 137 suffrages exprimés, ait le 9 décembre 5 863 745 voix sur
'18 144 154 suffrages? Il perd par conséquent 64 000 voix alors qu'on venait d'ajouter 34 000
bureaux ...

4. Mais puisque les résultats sont provisoires et doivent être confirmés par la Cour suprême de
justice, nous demandons aux contestataires d'interjeter appel, de recourir aux voies de droit et
de ne pas se livrer à la violence. Dix-huit morts pour des élections, c'est trop !

5. Dans ce cadre, l'Eglise est moralement tenu à offrir son aide à la justice pour établir la
vérité des urnes là où ont été ses observateurs. Que la Cour suprême se sente donc en
conscience interpellée par le peuple Congolais tout entier.

Fait à Kinshasa, le 12 décembre 2011

+ L. Card. MONSENGWO PASINYA

Archevêque métropolitain de Kinshasa

 

Source: www.dia-afrique.org

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 17:44

 

Des violences ont été rapportées hier lundi en RDC, notamment dans la province du Katanga où deux policiers, une électrice et environ sept assaillants ont été tués dans l'attaque d'un bureau de poste de Lubumbashi par des hommes armés. Deux militaires ont été blessés. Les opérations électorales se déroulent de manière chaotique sur l'ensemble du territoire congolais, et l'on continuait à voter dans la nuit et tôt ce mardi matin.

La situation restait très confuse lundi soir, alors que le scrutin n'était pas terminé. Des bureaux de vote n'ont pu ouvrir qu'en fin d'après-midi, et les électeurs disposent de onze heures pour déposer leur bulletin.

Ce jour de vote a été marqué par des violences à Lubumbashi, capitale de la province du Katanga (sud-est). Deux policiers et une électrice ont été tués dans l'attaque d'un bureau de vote dans la journée. Sept des attaquants (huit selon le gouverneur), des hommes armés et en civil, ont trouvé la mort.

Une multitude d’incidents ont par ailleurs été signalés presque partout dans le pays. Des électeurs baladés d’un bureau à l’autre qui finissent par se lasser... Mais ce n’est pas le plus grave.

A Kananga, dans le Kasaï Occidental des urnes déjà remplies avant le vote ont été brûlées par la population en colère. Ces cas de bourrage d’urnes sont dénoncés un peu partout. A Fizi, dans le sud-Kivu des bureaux de vote ont été fermés en début d’après-midi parce que les urnes étaient déjà pleines. A Kinshasa, dans les quartiers populaires à l’Est, à Masina, des bureaux de vote n’ont que les bulletins des législatives, ils n’ont pas reçu ceux de la présidentielle.

Deux villes du Bandundu Tembo et Banzi n’ont pas reçu le matériel électoral ce lundi matin parce que l’avion qui le transportait – ça ne s’invente pas – s’est retrouvé à court de carburant et a dû se poser ailleurs où il n’a pas pu refaire le plein.

Impossible de citer tous les incidents. L’un des derniers en date : la découverte de centaine de bulletins déjà cochés dans le coffre d’une voiture. Une foule en colère est allée montrer cette découverte au bureau des Nations unies.

Etienne Tshisekedi a finalement pu voter

Etienne Tshisekedi a pu voter après avoir tenté en vain de rejoindre une circonscription où manquaient les bulletins de la présidentielle. Sans doute pour mettre en exergue ce fait, il a fait demi-tour devant un barrage policier et s’est rendu dans un autre bureau. Pour le président sortant Joseph Kabila cela s’est passé plus calmement dans un bureau du centre-ville, l’un des rares à avoir fonctionné normalement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 02:17

 

Abidjan.net

 

 

Comme on pouvait s’y attendre, Laurent Gbagbo n’a pas fui. Face aux crépitements des armes et aux bombardements des hélicos de la coalition mondiale sur sa résidence, il n’a pas tenté le plongeon auquel certains hommes politiques nous ont habitués pour se refugier dans une ambassade ou dans un camp militaire étranger quelconque. En digne capitaine, il est resté dans le bateau jusqu’à la limite du possible. Et l’histoire retiendra cet acharnement de la France, des Etats-Unis et des Nations Unies contre un homme dont on disait même qu’il était trop démocrate. Ses adversaires locaux peuvent être heureux de l’avoir comme prisonnier. Mais ils devraient rester persuadés qu’ils n’auraient pas ce plaisir de se l’offrir comme trophée de guerre, si la France et sa coalition n’avaient pas fait de sa chute un défi personnel. Gbagbo aura montré qu’il n’est pas un fuyard. En septembre 2002, lorsque son régime a été attaqué par la rébellion d’Alassane Ouattara, il a tout arrêté en Italie pour rentrer en Côte d’Ivoire où les canons tonnaient encore, alors que Paris lui proposait un asile doré. Il vient de signé aujourd’hui encore son courage. Un courage qui lui vaut, à lui et sa famille, une humiliation suprême et une torture indicible dans les locaux même de la présidence du « démocrate » Alassane Ouattara. Et certains comme Kouassi Adjoumani, qui auraient voulu assurément le voir mort, n’ont pas hésité à dire « s’il est si courageux, pourquoi ne s’est-il pas donné la mort pour éviter cette humiliation ? » D’autres encore disent : « s’il savait cette fin, il aurait cédé depuis le départ ». Mais se suicider n’a jamais été un courage, mais une lâcheté. On meurt pour cesser d’affronter les difficultés de la vie, de connaitre des expériences pénibles. Or, c’est dans la pratique de ces problèmes que le courage prend son sens. C’est pourquoi il est plus facile de mourir que de vivre. Laurent Gbagbo devrait-il céder le pouvoir à son rival dès que Young Jin Choi, le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, a certifié Alassane élu ? Si nous devons suivre cette logique, nous irions plus loin. Vraiment loin pour dire que si Gbagbo savait cette suite des événements, il ne serait même pas présenté à la présidentielle. Il aurait organisé simplement les élections, mis en compétition les candidats et se serait retiré dignement. En clair, si l’on devinait l’avenir, il y a tellement de choses qui ne seraient pas produites dans ce monde… Hélas ! Mais que Gbagbo se retrouve entre les mains de ses adversaires ne signifie pas du tout qu’il a perdu les élections. Il n’a pas perdu les élections, mais la guerre. Il a perdu la guerre parce que son rival, relai local des intérêts occidentaux, a été secouru avec une puissance de feu digne d’une guerre mondiale. Or, Gbagbo n’avait pas préparé une guerre mondiale. Il a préparé une sortie de crise pacifique. Sinon, il aurait attaqué directement la rébellion qui refusait de désarmer, sans avoir besoin de passer par une élection pour ouvrir le feu. Et lorsqu’on n’a perdu qu’une bataille ou même la guerre, on le reconnait ; mais on ne signe pas, même sous la menace d’une arme, une reconnaissance de la victoire électorale de son rival. C’est parce que Laurent Gbagbo refuse de signer un tel document qu’il continue de faire l’objet de torture et d’incessants déplacements. Les Ivoiriens doivent avoir le courage de Laurent Gbagbo, ce digne fils d’Afrique qui, comme Patrice Lumumba, avait voulu faire de son pays et de ce continent, une terre vraiment indépendante. Mais qu’ils se rappellent que le danger que court l’humanité, c’est que la France et ses alliés, ont les moyens de faire de leurs mensonges, des vérités à défendre par le feu de leurs canons. Mais Dieu a le dernier mot.



Germain Séhoué



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